IRCP
Institut des Récifs Coralliens du Pacifique
EPHE

Avenir du littoral dans l’Outre-Mer Français – STAGE

Identifier les menaces qui pèsent sur le littoral & Proposer des solutions basées sur la nature pour restaurer le littoral

OFFRE DE STAGE 2021/2022

Dans le cadre de l’année universitaire 2021/2022, nous recherchons des étudiants en Master 2, en Césure ou venant d’Ecoles d’ingénieur pour répondre à deux axes du projet Quel littoral demain dans l’Outre-mer français ?. Les objectifs sur chacune des îles concernées – Mayotte, Bora-Bora et la Guadeloupe – seront :

1| d’identifier / lister les différentes menaces qui pèsent sur le littoral ;

2| de proposer un cahier des charges / d’actions pour mettre en place des solutions basées sur la nature (comme le bouturage de corail, l’introduction de mangrove, la conservation d’herbiers) pour conserver / restaurer le littoral ;

3| de discuter de ces différentes solutions avec les acteurs locaux en charge de la gestion du littoral ;

et 4| de mettre en place une de ces solutions.

Pour plus d’information sur le projet et l’offre de stage, consultez ce document.

INSOLITE CORAIL

Du 3 juin au 15 octobre 2021, envoyez vos clichés insolites des récifs coralliens!

THÈME DU CONCOURS
L’IRCP œuvre depuis plus de 10 ans en faveur de projets fédérateurs visant à la préservation des récifs coralliens. Dans le cadre de ses actions de sensibilisation, l’institut a souhaité mettre en place un concours photo «INSOLITE CORAIL, sous l’œil des photographes». Ce concours de photographies sous-marine vise à montrer la faune et la flore des écosystèmes coralliens de Polynésie française sous un œil insolite.
Le concours est organisé en partenariat avec l’écomusée Te Fare Natura (TFN) de Moorea et la CCISM de Papeete. Il commence le 3 juin 2021 et se terminera le 15 octobre 2021. Il sera ensuite suivi par deux expositions des photographies lauréates, une à Tahiti et l’autre sur Moorea.


LA MARRAINE DU CONCOURS
MAINA SAGE est députée de Polynésie française depuis 2014. Membre de la Commission du Développement Durable, elle siège à l’OFB et dirige en 2018 la mission parlementaire dédiée à la gestion des risques climatiques majeurs en zone littorale. Elle plaide pour un programme
national de compensation carbone bleu en faveur des aires marines protégées en outremer.

« A l’heure de changements climatiques majeurs qui menacent gravement nos océans, mettre en valeur toute la palette de notre patrimoine sous-marin est un défi crucial en faveur de nos espaces coralliens, véritable cocon protecteur de nos îles polynésiennes. Que par le regard de nos artistes photographes, par la force de leur cliché, le plus grand nombre à l’échelle mondiale puisse être touché à la fois par la beauté et le rôle vital de ces écosystèmes nourriciers et protecteurs des populations océaniennes mais également puits de biodiversité pour l’ensemble de la planète ! » M. Sage


PARTICIPATION AU CONCOURS
Le concours est ouvert à toute personne physique, résidant en Polynésie française.
Les participants peuvent soumettre jusqu’à trois photos, des clichés présentant la faune et/ou la flore des récifs coralliens de Polynésie française sous un œil insolite. Les compositions et les mises en scènes ne sont pas acceptées. Seules des images d’instants réels extraordinaires seront départagées par les membres du Jury.
Trois catégories sont ouvertes :
• Amateur/Amatrice
• Expert/Experte
• Espoir -20ans
Toutes les conditions de participation sont détaillées dans le règlement du concours disponible ci-dessous.


Règlement du concours

Dossier de presse

Affiche du concours


NOS PARTENAIRES


Contact : Cécile Berthe | 87 31 05 54 | cecile.berthe@criobe.pf

Un ROV à Bora Bora

Beu ROV utilisé à Bora Bora
ROV utlisé à Bora Bora

Dans le cadre du projet Bora-Biodiv*, une étude de prospection de la nature de l’environnement marin a été réalisée fin avril à Bora-Bora par Alexandre Mercière (technicien CRIOBE/EPHE/IRCP) à l’aide d’un véhicule sous-marin téléguidé (ROV, Remotely Operated underwater Vehicle). 

Ecran d’acquisition de l’image du ROV et localisation GPS

Le ROV utilisé est le modèle « BlueROV2 », de la société BlueRobotics, équipé d’un oblique de 300 mètres pouvant opérer jusqu’à 250 mètres de profondeur et équipé d’une caméra d’observation et d’acquisition de l’image. Cette caméra est doublée d’une caméra autonome de type GoPro pour assurer l’enregistrement des images. 

Le ROV est également équipé d’un système de localisation sous-marine de type USLB (Ultra Short Baseline), une méthode de positionnement acoustique sous-marin. Un système USBL complet se compose d’un émetteur-récepteur, monté sous un navire, et d’un transpondeur ou répondeur sur le fond marin, monté sur le ROV. Ainsi, le positionnement exact du ROV est connu en permanence, ce qui a permis d’explorer les fonds coralliens de Bora-Bora, entre 0 et 30m de fond, entre la baie de Faanui et le motu Tevairoa, entre le site de Vaitape et le motu Toopua.

*Le projet Bora-Biodiv est issu d’une étroite collaboration entre la Polynésienne des Eaux, la Commune de Bora, l’Association Ia Vai Ma Noa Bora, l’IRCP et le CRIOBE

Les Mercredis du Savoir, à Bora

Dans le cadre du projet Bora-Biodiv, afin de sensibiliser le grand public aux actions de recherche et de conservation menées à Bora-Bora, la Commune, la Polynésienne des Eaux, l’Association Ia Vai Ma Noa Bora Bora et le CRIOBE/IRCP ont décidé de créer les mercredis du savoir. En écho aux conférences mises en place depuis 3 ans à Moorea, une conférence sera donnée, un mercredi par mois, sous le chapiteau de Vaitape, afin d’aborder une variété de thèmes, pouvant être « la biodiversité marine », « la culture polynésienne », « la pêche », « la gestion durable des récifs coralliens ». Et ceci afin de sensibiliser le grand public aux projets de recherche actuellement menés sur leur île et les sensibiliser à la protection des récifs.

Les mercredis du Savoir, lancé par la commune de Bora Bora (et son maire Gaston Tong Sang) et le Criobe/IRCP (Les professeurs Salvat et Lecchini)

Pour ce premier mercredi du savoir, nous avons eu la chance d’accueillir le Prof. Bernard Salvat, fondateur du centre de recherche CRIOBE à Moorea en 1971. Le public a été au rendez-vous avec plus de 95 personnes à cette conférence. Le Prof. Salvat a abordé le thème : « Bora Bora : Voyage dans le temps » avec une approche de l’histoire géologique de Bora Bora et de son devenir sur le très long terme.


A l’occasion d’un passage à Moorea, le prof. Bernard Salvat donnera la même conférence pour les JEUDIS DU SAVOIR dans l’amphithéâtre Fare ‘Ite du Criobe, en baie de ‘Opunohu. Plus d’informations : http://www.ircp.pf/event/jeudis-du-savoir-histoire-geologique-de-bora-du-passe-vers-le-futur/

Journée Mondiale de l’EAU 2021 à Bora Bora

Les Nations Unies organisent chaque année, le 22 mars, la « journée mondiale de l’eau ». En 2021, les trois thèmes prioritaires sont :

1/ De l’eau pour freiner le coronavirus ; 2/ L’importance de l’eau ; 3/ L’eau et les changements climatiques.

Grâce à un fort partenariat entre la Polynésienne des Eaux, le CRIOBE, la Commune de Bora-Bora, l’association Ia Vai Ma Noa Bora Bora, et l’entreprise Espace Bleu, une journée exceptionnelle sera organisée à Bora-Bora.


10 ateliers seront offert gratuitement aux écoliers, collégiens, lycéens et à tout habitant de Bora-Bora le 22 mars 2021 de 8h à 16h, sous le chapiteau de Vaitape.

1/ Le lavage des mains et la Covid

2/ La Télérelève des compteurs (aide aux abonnés pour leur inscription sur le suivi de la consommation d’eau)

3/ Le bouturage de corail et la préservation des récifs coralliens

4/ L’importance d’avoir un lagon propre et la pollution en plastique

5/ L’aménagement du littoral à Bora depuis 1950

6/ La prolifération des macroalgues

7/ La pollution sonore du lagon et le chant des poissons

8/ La religion, l’eau et l’environnement

9/ Le projet Bora-Biodiv

10/ Les activités touristiques et la gestion de l’eau


Plus d’information : mailto:david.lecchini@ephe.psl.eu

Facebook @CommuneBoraBora, @PolynesiennedesEaux 
 et @IaVaiMaNoaBoraBora

Bora-Biodiv : Conférence des scientifiques du CRIOBE et de l’UPF à Bora Bora

Le projet Bora-Biodiv, financé et appuyé par la Polynésienne des Eaux, l’Association Ia Vai Ma Noa Bora Bora et la Mairie de Bora Bora, a pour objectif de décrire et de mieux comprendre la biodiversité marine du lagon de Bora Bora afin de la gérer durablement.

Dans le cadre de ce projet, une équipe du CRIOBE (D. Lecchini, R. Galzin, B. Espiau et R. Madi Moussa) et de l’UPF (M. Zubia) était sur l’île en septembre 2020 afin d’étudier la diversité des algues marines et l’abondance des poissons coralliens dans le lagon.

Afin de sensibiliser le grand public à la beauté et à la fragilité de cette richesse marine, trois conférences ont été données : Mayalen Zubia a détaillé la taxonomie, l’écologie et la valorisation des algues aux membres de l’association Ia Vai Ma Noa Bora Bora ; Benoît Espiau a expliqué l’importance du barcoding et de l’ADN environnemental aux lycéens et René Galzin leur a présenté la biologie, l’écologie, la pêche et la préservation des poissons.

Partenaires du Projet Bora-Biodiv

Palmarès du concours « Île était une fois… mon récif »

Organisé par l’IRCP, l’AETI et la DGEE, ce concours a remporté un franc succès! Nous souhaitons ici remercier tous les participants pour leur travail et leur persévérance. Voici l’ensemble des productions :

Catégorie Cycle 3

Catégorie Collège

Catégorie Lycée

Catégorie Grand Public

Hors concours

Séries de prélèvements sédimentaires à proximité des rahui

Article rédigé par Anne-Charlotte Bouleau, pour la Dépêche de Tahiti

Hier matin, 9 heures, à la marina de Teahupo’o. Une équipe de scientifiques du Criobe (CNRS, EPHE) prend la direction du Fenua ‘Aihere pour une mission bien précise : récupérer les sédiments collectés pendant un mois grâce à un dispositif aussi simple qu’efficace.

« Ce sont des tubes en PVC de 50 cm de long et de 5 cm de diamètre, qu’on a implantés d’amont en aval », explique Rakamaly Madi Moussa, docteur en biologie-écologie marine tropicale. « Ici, ils sont sur un site terrestre. On les laisse dépasser de 2 à 3 cm au-dessus de l’eau. Ce ne sont pas les sédiments lourds, qui coulent, qui nous intéressent, mais les sédiments fins, qui voyagent, puisque ce sont eux qui étouffent les coraux », poursuit le chercheur.

Il dévoile ainsi l’objet de son étude, supervisée par Tamatoa Bambridge, directeur de recherche et référent du programme Rahui Center, visant à accompagner les populations dans la préservation des ressources naturelles. Un biologiste marin qui se passionne pour des sédiments terrestres, à première vue, ça peut paraître surprenant. Et pourtant, tout est lié.[…]

Lire la suite de l’article : https://actu.fr/societe/des-pistes-a-creuser-pour-preserver-la-biodiversite_36071348.html

Les monts sous-marins de Polynésie française

Mehdi, Dan, Gonzague et Lucie, élèves de l'École Polytechnique
Mehdi, Dan, Gonzague et Lucie, élèves de l’École Polytechnique

Lucie, Dan, Gonzague et Mehdi sont quatre étudiants de l’Ecole Polytechnique et ont réalisé, sur une durée d’un mois, une synthèse des connaissances sur les monts sous-marins de Polynésie française. Ils en ont profité pour visiter le CRIOBE ainsi que d’autres instituts de recherche. Ils nous en disent plus sur leur étude :

Lieu de vie privilégié

« Ces montagnes immergées sont à la croisée de nombreuses disciplines scientifiques.
Sur le plan biologique, de nombreux articles ont montré que davantage de vie marine est présente au niveau des monts sous-marins. Les sommets et les pentes de ces monts sont un lieu de vie privilégié de certaines espèces profondes de mérous, vivaneaux et loches appelées « paru ». Même les grands migrateurs tels que les thons semblent s’agréger autour de certains monts, mais les raisons exactes de ce phénomène sont encore méconnues.
Une des explications possibles est une concentration plus importante de nourriture au-dessus des monts sous-marins. En effet, l’interaction des courants avec le relief sous-marin peut entraîner une présence accrue de plancton qui est à la base des chaînes alimentaires marines.

L’effet d’agrégation autour des monts sous-marins peut aussi s’expliquer simplement par le fait qu’il s’agisse de points particuliers dans l’océan. Ceux-ci pourraient permettre aux espèces très mobiles, telles que les thons, de se retrouver pour former de plus grands bancs. Cet effet est déjà largement observé et documenté pour les objets flottants tels que les Dispositif de Concentration de Poissons (DCP).

Encroûtements cobaltifères

Les monts sous-marins abritent également des formations minérales particulières, appelées encroûtements cobaltifères. Ces couches de métaux riches en manganèse, cobalt et terres rares recouvrent le sommet de certains monts de Polynésie française. Cependant, il n’existe pas de données sur la répartition précise des ces encroûtements en Polynésie. Leur exploitation semble aujourd’hui difficile, tant en termes économiques qu’environnementaux, ces encroûtements abritant des écosystèmes vulnérables et potentiellement distincts du reste des monts sous-marins.

Protection

La richesse des monts sous-marins, sur le plan biologique comme sur le plan minéral stimule des volontés de recherche, d’exploitation mais aussi plus récemment de protection à l’instar du plan de gestion de l’Aire Marine Gérée de Polynésie française. Il s’agit donc d’un sujet important pour la Polynésie française dont vous devriez entendre parler à nouveau.

Nous tenons à remercier les services du Pays et de L’État, les professionnels de la pêche et les chercheurs qui nous ont aidés dans la rédaction de ce rapport. Nous remercions également le programme Héritage des Océans de la fondation Pew Bertarelli pour son appui financier et technique. »

Lucie, Dan, Gonzague et Mehdi mettent à disposition leur rapport et les données associées sur notre site :

Proposition de stage | projet Fondation de France

 « Quel littoral demain dans l’Outre-mer français ? »

Nous recherchons trois étudiants, un étudiant par île (Guadeloupe, Mayotte, Bora-Bora) de janvier à juin (ou août) 2021.

L’étudiant sera premièrement basé au Centre de Géo-Ecologie Littorale (CGEL, UMR LETG) à Dinard sous la responsabilité d’Antoine Collin et de Dorothée James. Puis, une mission (de 2 à 3 mois) sera prévue pour chaque étudiant sur l’île à étudier.

L’encadrement sera fait par Matthieu Jeanson (Centre universitaire de formation et de recherche, CUFR, UMR Espace-DEV) à Mayotte ; par Malika Trouillefou et Franck Dolique (Univ. des Antilles – Lab. BOREA) en Guadeloupe ; et par David Lecchini (CRIOBE) à Bora-Bora.

Enfin, l’étudiant reviendra au CGEL à Dinard pour cartographier et analyser ses résultats acquis en Outre-mer. En fonction des compétences de l’étudiant (géographie, géomorphologie, écologie, sociologie), le contenu du stage sera adapté entre les différents objectifs des axes 1 et 2 du projet. Voir détail dans le document PDF ci-dessous.

Les 3 partenaires associatifs majeurs du projet

Pages:1234567...16»