IRCP
Institut des Récifs Coralliens du Pacifique
EPHE

Bourses IRCP 2017 : Le mucus, cette couche superficielle aux mystérieuses fonctions

The proteome and molecular functions of the coral surface mucus layer and its role in coral ecology
Bourse IRCP  2017
Clinton A. Oakley, PhD, Victoria University of Wellington

Pellicule de mucus à la surface d’un corail porites

Résumé scientifique du projet : The coral surface mucus layer (SML) plays pivotal roles in coral physiology and ecosystem function, and is involved in physical protection of the coral colony, feeding, and immunity. Despite its importance, little is known about the molecular composition of the coral SML. We propose to use liquid chromatography-tandem mass spectrometry to characterize the proteome of the coral SML in order to identify the molecular functions of the SML proteins. An initial proteome will be analyzed using the ecologically important branching coral Acropora. To explore the role of the SML in coral functional diversity, mucus proteomes from multiple coral genera will be compared using label-free quantification, allowing us to investigate both the functional diversity among corals and the role of colony morphology on SML composition. The SML hosts a large number of highly diverse bacteria, and it has been proposed that these bacteria may be selected by the coral for their roles in coral feeding and immunity. We will analyze the coral SML proteome for proteins and peptides that play a role in bacterial community regulation and immunity. These datasets will expand our understanding of the role the coral SML serves in linking coral physiology and ecosystem function.

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Article La Dépêche Tahiti du 30/05/2018 –  Le mucus est une substance souvent visqueuse, créée par les organismes vivants, généralement de couleur blanche à translucide, insoluble dans l’eau. Depuis 2 semaines, cette substance est à l’étude au CRIOBE, à Moorea. Clint Oakley, Post-Doctorant de l’université de Victoria – Wellington, en Nouvelle-Zélande et lauréat d’une bourse IRCP, est arrivé au centre de recherche de l’île sœur de Tahiti pour y étudier le mucus des coraux.

Cette couche superficielle qui recouvre la peau de nombreux animaux marins (comme les baleines, les raies pastenagues) ou les parois de notre cloison nasale est une barrière protectrice contre les menaces extérieures. En effet les corps étrangers (virus, bactéries nocives, champignons) se retrouvent coincés dans cette matière visqueuse et rejetés avant même d’avoir pu atteindre l’organisme et le rendre malade.

Le corail produit également son mucus, qui est un élément important de la chaîne alimentaire. Tout d’abord utilisé comme… [pour la suite de l’article cliquez sur l’image ci-contre]

Bourses IRCP2018 : les résultats!

Voici les quatre candidats retenus pour les bourses IRCP 2018:

Prénom/Nom Niveau universitaire Université Thématique de recherche
Alba Ardura Gutiérrez Postdoctoral researcher University of Oviedo (Espagne) Disturbing the Paradise: ports as entry gates in Pacific Islands (French Polynesia)
Alice Tagliati PhD Heriot‐Watt University, Edinburgh (UK) Investigating the impact of inorganic sunscreen on early‐life stages of Acropora spp. corals
Zara-Louise Cowan Postdoctoral Researcher University of Delaware (USA) Comparative biology and ecology of Pterois lionfishes in their native (Mo’orea) versus invaded (Western Atlantic) ranges
William E Feeney Postdoctoral Researcher Australian National University Species interactions in a changing world: Investigating the effects of climate change and coral bleaching on key ecological interactions on coral reefs

 

Séminaire CRIOBE-IRCP : Penser l’après-catastrophe. Une analyse de la reconstruction controversée de l’île de Tongoa (Vanuatu)

Penser l’après-catastrophe. Une analyse de la reconstruction controversée de l’île de Tongoa (Vanuatu)

Par Maëlle Calandra
Postdoctorante Labex Corail/PSL-EPHE
CREDO UMR 7308 (AMU, CNRS, EHESS)
Actuellement postdocdorante EPHE sous-contrat Labex Corail, mon projet de recherche porte sur les perceptions du changement climatique et la gestion traditionnelle des aires marines protégées au Vanuatu. Il a pour objectif de compiler et d’étudier les connaissances autochtones de gestion de l’écosystème corallien et les pratiques locales de gouvernance des ressources marines, afin de produire des analyses comparatives de l’exploitation des récifs coralliens et des savoirs locaux qui constitueront à terme, des outils mobilisables par les instances du pays pour améliorer la planification et la conservation des récifs coralliens.
Dans le cadre de mon master puis de ma thèse en Anthropologie sociale et culturelle (soutenue en décembre 2017), je me suis spécialisée sur les sociétés du Pacifique Sud, plus particulièrement sur le Vanuatu rural où j’ai effectué 19 mois de terrain. Mon travail associe aux fondements théoriques de l’anthropologie des catastrophes, ceux de l’anthropologie de la nature. Il décrit la relation avec un environnement lorsque celui-ci est régulièrement bouleversé par une catastrophe ; on entend par ce terme un événement qui frappe par sa violence extrême, sa portée, ses retentissements, son caractère exceptionnel et excessif.

Toute situation catastrophique appelle une réponse. Des dispositifs de prise en charge doivent être trouvés afin de rétablir de l’ordre parmi le désordre causé par l’événement. Au lendemain du cyclone Pam survenu durant la nuit du 15 mars 2015 au Vanuatu, les médias ont relayé l’information outre-mer et la « machine humanitaire » s’est alors déployée à travers le pays. De nombreuses Organisations Non Gouvernementales (ONG), des institutions de développement et des militaires originaires du monde entier sont venus en aide aux populations sinistrées. Sans réelle coordination ni concertation avec le gouvernement, du personnel aux savoir-faire multiples a été dépêché dans plusieurs îles de l’archipel. Ils ont participé à différents programmes d’assistance, d’aide ou de reconstruction, en même temps qu’ils distribuaient des vivres et du matériel de « première nécessité ». Sur l’île de Tongoa, c’est l’ONG Save The Children-Australia qui est principalement intervenue : entre juillet et septembre 2015, elle a pris part à la réhabilitation des maisons et des écoles détruites. Au village de Kurumampe, où j’ai conduit mes recherches doctorales et où je suis retournée 4 mois après la catastrophe, si la présence de cet agent de l’aide humanitaire fut appréciée, il suscita toutefois des controverses et des déceptions. Dans le cadre de ce séminaire, j’ai livré une analyse des interactions induites par la présence des ONG à Kurumampe.

Le Cyclone PAM

Tout a commencé le 11 mars 2015, lorsque le Centre Météorologique du Vanuatu et le Département Geo-Hazards ont annoncé la transformation de la dépression tropicale située au nord-ouest de l’archipel, en cyclone. Celui-ci venait d’être nommé « Pam » par le Fiji Meteorological Service (FMS) qui suivait son évolution depuis sa formation le 6 mars 2015. Il fut catégorisé par le FMS comme cyclone de force 5/5, soit le rang de gravité le plus élevé sur l’échelle de Saffir-Simpson. La nuit du vendredi 13 mars, Pam généra des rafales estimées à plus de 350 km/h ce qui fit de lui, le cyclone le plus violent de l’histoire du Pacifique Sud depuis Zoé en 2002 (dont les rafales n’avaient pas excédé les 290 km/h).

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires de l’Organisation des Nations Unies, Pam aurait touché près de cent 66 000 personnes réparties sur 22 îles du Vanuatu, soit 64 % de la population locale. Du centre au sud de l’archipel, le cyclone a provoqué de lourds dommages sur les infrastructures (13 000 maisons ont été détruites). Bien qu’à ce jour aucun bilan ne soit officiel, au moins 11 personnes ont trouvé la mort, dont 6 à Port-Vila (Leone et al., 2015 : 5). Parmi les îles les plus gravement touchées figure Tongoa, laquelle a été traversée par l’œil du cyclone.

Après le cyclone

4 mois après le cyclone, lors de mon retour à Tongoa en juillet 2015, si Pam en tant qu’événement ponctuel, appartenait à un temps révolu, ses effets duraient dans le temps et marquaient encore l’espace de vie et le quotidien des Man-Tongoa. Parmi les perturbations sérieuses et durables, l’eau potable était venue à manquer, en raison de la sécheresse provoquée par El Niño qui s’était installée au lendemain de l’ouragan. Une situation qui entraîna la fermeture des écoles primaires chaque après-midi. Par ailleurs, le traumatisme engendré par le phénomène était encore tangible. Pam était dans tous les discours et omniprésent dans les mémoires. A cet égard, voici ce que me racontèrent les habitants de Kurumampe (Nord Tongoa) à propos de l’avènement du cyclone et de ses conséquences :

A l’aube du 14 mars, les 230 villageois de Kurumampe étaient répartis entre 3 maisons et 2 cuisines. Aucun décès n’était à déplorer, et l’on ne constata que quelques blessés légers. Sur les 57 maisons du village, cinquante étaient entièrement détruites. Le paysage environnant était jonché de tôles ondulées, parfois coincées dans les entrelacs des racines de banians épargnés. Le contenu des habitations était répandu sur tout le territoire, ou avait été emporté au loin par le cyclone. L’intégralité des salles de bain et des latrines construites à partir de matériaux locaux avait été pulvérisée par les rafales. Aucune des barrières construites entre les jardins ou les maisons n’avait résisté aux vents. Les villageois ont fait mention des oiseaux blessés, morts ou à l’agonie qui tapissaient le sol, tandis que d’autres volaient, hagards, à la recherche d’un abri. Au sol, il n’y avait plus d’herbe, mais un tapis de petites pierres volcaniques rouges, projetées par le vent après l’effondrement d’une falaise située en contrebas du village. Les arbres encore debout étaient totalement défoliés, ils n’avaient parfois plus d’écorces, à cause des jets de pierres, et encombraient les routes et les jardins. Les cocotiers étaient brisés en deux ou étêtés, les fruits étaient tombés, les végétaux des jardins, comme les plants de maniocs et les bananiers, étaient déterrés et abîmés et l’eau potable était souillée. Les nombreux glissements de terrain avaient recouvert d’une épaisse couche de terre, la frange littoral, ce qui signifiait notamment que les mollusques et les crustacés avaient disparu pour un certain temps et que la pêche sous-marine y serait dorénavant difficile, l’eau étant troublée par le limon.

Après Pam, pendant quelques semaines, les habitants se sont nourris des oiseaux étourdis et de ceux qui ne parvenaient plus à se cacher, leur habitat ayant été détruit. À cette période de faste et d’abondance relative a succédé une longue période de césure puisqu’il fallut attendre mi-juillet pour que soient effectuées les premières récoltes depuis le passage du cyclone. Entre temps, les habitants se sont procurés ce qu’ils nomment « kakae blong disasta », c’est-à-dire la nourriture de la catastrophe, des fougères ou des bulbifères récoltés en forêt et consommés uniquement en temps de disette. À ces produits locaux, s’est ajoutée la nourriture introduite par l’aide humanitaire. Un soutien complété par la distribution de matériaux destinés à la reconstruction des habitations.

La controverse

Mes enquêtes montrent que de nombreuses distributions de dons effectuées à la suite du cyclone générèrent la confusion ou la défiance de la population, faute de s’inscrire dans des schémas explicatifs clairs. Un projet conduit par Save The Children-Australia (STC) retint particulièrement mon attention en raison des discussions qu’il suscita au village.

Une dizaine de salariés de STC arrivèrent à Tongoa durant la première quinzaine de juillet, afin de prendre en charge la reconstruction des écoles et des maisons. Selon un modus operandi invariable, quel que soit son pays d’intervention, l’ONG catégorisa les habitations détruites en deux groupes, pour ensuite pouvoir organiser la distribution du matériel. Le premier groupe (A) correspondait à celui des maisons intégralement détruites par le cyclone et le second (B), aux maisons partiellement abîmées par les vents. À la réception des dons (tôle ondulée, ciment, chevrons, clous), les familles devaient signer une sorte de récépissé les engageant à reconstruire leur demeure selon les normes imposées par l’ONG et qui ne correspondaient pas aux normes traditionnelles de construction des habitations – notamment en leur imposant une toiture monopente n’excédant pas trois mètres de haut. Une autre condition imposée par l’ONG était d’avoir terminé la reconstruction dans un délai de huit semaines. Save The Children-Autralia prévoyait de quitter l’île au cours de la troisième semaine de septembre et souhaitait que l’ensemble des maisons soit reconstruit à ce moment-là. Le délai semblait être dicté par leur propre calendrier, plutôt que par celui des habitants pour lesquels d’autres tâches étaient prioritaires (travail dans les jardins, réfection des bassins, assistance aux funérailles). Aussi, de manière à assurer le bon avancement des travaux et des (des résultats rapide), l’organisme demanda de nommer deux personnes dont la fonction serait d’organiser le calendrier des travaux de leur village et d’en superviser l’avancement ; celles-ci seraient rétribuées pour leur peine et leur temps et constitueraient le « disasta komiti » (comité de pilotage post-catastrophe).

Toutefois, en dépit de ces mesures, la reconstruction n’alla pas au rythme escompté par l’ONG pour trois raisons principales : 1) les habitants préféraient recevoir des matériaux locaux plutôt que de la tôle qui s’était avérée meurtrière pendant le cyclone 2) certains ne souhaitaient pas reconstruire leurs maisons dans la hâte, mais voulaient plutôt conserver les matériaux et économiser de l’argent afin de pouvoir acheter de nouvelles tôles ondulées et du ciment pour reconstruire une maison plus grande que ne le permettaient les dons de l’ONG. Par ailleurs, l’urgence n’était pas la reconstruction des logis, mais la remise en état des jardins afin de rapidement recouvrer une autosuffisance alimentaire 3) l’île fut endeuillée à quatre reprises au cours du mois d’août, ce qui ralentit considérablement les travaux. À Tongoa, lorsqu’un individu décède, même s’il s’agit d’un parent très éloigné, il est d’usage d’aller témoigner sa compassion à la famille concernée. Aussi, après chaque décès, une période de deuil est décrétée localement, mettant un terme pendant au moins trois jours, à toute activité sans lien direct avec le décès et à tout bruit.

L’ensemble de ces événements a retardé les travaux de reconstruction, relégués au second plan, ce qui a fortement déplu à l’ONG. Un employé vanuatais de Save The Children-Australia, agacé de la situation, vint se plaindre aux habitants de leur retard à plusieurs reprises et déclara qu’ils perdaient leur temps avec la coutume plutôt que de penser à leurs maisons. Ces remarques firent le tour du village et s’amplifièrent à mesure qu’elles étaient répétées par un interlocuteur différent. En quelques jours, la rumeur disait que si la construction des maisons n’était pas achevée d’ici le départ de l’ONG, celle-ci viendrait, avec l’aide de la police, reprendre de force le matériel distribué. Cela révéla une fois de plus les tensions et les décalages de perceptions de priorités entre la population et l’ONG. À la fin du mois d’août, quatre maisons avaient été reconstruites tandis que quatre autres ne l’étaient que partiellement. En décembre 2015, les travaux étaient toujours en cours et l’ONG avait quitté les lieux sans récupérer ses dons.

Quelles leçons tirer ?

  • Sur la méthode de ciblage de l’aide des ONG (c’est-à-dire là où elle doit se faire) : A Tongoa, l’aide s’est concentrée autour de la reconstruction des maisons, alors que pour les habitants la priorité se situait plutôt dans les jardins dont il fallait rétablir la fonction nourricière.
  • Le chantier conduit par STC a révèlé des contradictions en lien avec le contexte social des personnes qu’elle souhaitait aider ; ce qui illustre la limitation de la standardisation de la logistique et de la procédure dans un contexte tel que celui du Vanuatu où les habitants désiraient reconstruire leurs logis à partir de matériaux locaux, mais se sont vus offrir de la tôle ondulée.
  • Des frictions (ONG/communauté villageoise) imputables à plusieurs facteurs : D’abord, les dispositifs d’aides ont été pensés et conçus au Nord pour le Sud. Ensuite le contenu des kits dispensés n’a fait l’objet d’aucune concertation préalable avec des élus locaux ou le gouvernement auxquels ont auraient pu demander d’émettre un avis.
  • Une situation caractéristique de ce que Mariella Pandolfi nomme la « culture » ou « l’industrie humanitaire » qui « définit un périmètre apolitique où se reconfigure la mise en place de nouvelles formes de domination qu’on pourrait définir comme un ensemble de pratiques « supracoloniales » (Pandolfi, 2002).
  • Pour éviter ces travers, il s’avère important que les ONG prennent en considération les normes locales afin de ne pas être en contradictions avec celles qui sont importées, sans pour autant enfermer les bénéficiaires dans un traditionalisme figé ou idéalisée.
  • Par ailleurs, si l’aide extérieure est nécessaire, elle est aussi source d’effets pervers en tout cas, son déferlement a aussi son pendant négatif : celui de la dépendance et de l’assistanat. A Tongoa, les habitants attendaient que les choses soient faites, plutôt que de les faire eux-mêmes. On parle ainsi de « rente du développement », une dimension ou un dilemme auquel l’anthropologie, par sa méthodologie et ses analyses, peut apporter des éléments de réponses.

Séminaire réalisé le jeudi 3 mai 2018 dans l’amphithéâtre du CRIOBE, Moorea, Polynésie française

Contact : maelle.calandra@gmail.com

Les Jeudis du Savoir sur YouTube!

Depuis le début 2018, le CRIOBE organise des conférences pour tous, les Jeudis du Savoir, chaque deuxième jeudi du mois. Ces conférences sont organisées dans l’amphithéatre du CRIOBE de 17h30 à 18h30. Des thématiques variées (biologie marine ou terrestre, santé, mathématiques, etc.) sont présentées au public.
Les présentations sont gratuites et accessibles à tous, même ceux qui ne peuvent pas se déplacer! En effet la chaîne YouTube CRIOBE USR3278, créée spécialement pour l’occasion, vous permet de voir ou de revoir ces conférences, dans un délais d’une semaine environ après leur réalisation publique.

 

 

Déjà en ligne:
*Les récifs coralliens comme vous ne les avez jamais vus, par Serge Planes
*Ces poissons à la dent dure, par René Galzin et Laurent Viriot
*Les rivières polynésiennes d’hier à aujourd’hui, par Matthieu Aureau et Frédéric Torrente.

 

La prochaine conférence aura lieu le jeudi 10 mai à 17h30 : Mathématiques : Vers l’infini et au-delà, par Martin Weimann, enseignant chercheur au sein du laboratoire de mathématiques GAATI, à l’Université de Polynésie française.
Vers l’infini et au-delà… Qu’est-ce que l’infini en mathématiques ? Peut-on comparer deux infinis ? Y a-t-il des infinis plus gros que d’autres ? Dans cet exposé, le conférencier répondra à chacune de ces questions et expliquera quelques-unes de leurs conséquences fondamentales, allant de la crise des fondements à la naissance de l’informatique. On verra que l’histoire de l’infini n’a pas toujours été un long fleuve tranquille…

Cet exposé ne demande aucun prérequis. Il s’adresse à toutes et tous, en particulier celles et ceux qui n’ont pas gardé un bon souvenir de leurs cours de mathématiques.

Bon visionnage!

La newsletter 2018 est sortie!

L’IRCP est heureux de vous présenter sa nouvelle newsletter. Au programme:

  • un retour sur l’Indo-Pacific Fish Conference
  • les bourses IRCP, véritable opportunité de recherches sur le long-terme
  • Les workshops IRCP 2017
  • Le projet de science participative « Un Oeil sur le Corail »
  • Informations sur le rapport Status and Trend of Coral Reefs in the Pacific, concernant la santé des récifs coralliens dans le Pacifique

Cliquer pour accéder au PDF

Bonne lecture!

Applications for IRCP-CRIOBE GRANTS 2018 now open !

The Institute for Pacific Coral Reefs (IRCP) and the CRIOBE (Centre for Island Research and Environmental Observatory) will offer four grants in 2018 to young scientists (PhDs and Post-doctorates, under 35 years old) for research projects focused on the coral reefs of French Polynesia. Grants will be available to both French nationals and foreigners. To support the advancement of science in the Pacific, one of the four award recipients will come from the South Pacific Islands. Each grant is valued at 4500 euros and will support travel expenses to and from French Polynesia, accommodation and research costs while at the CRIOBE research station.

Selected candidates will have 12 months from the time the award is granted, to complete their research projects. Within a month of completing fieldwork, the candidates will provide a preliminary report of their findings. The successful candidates will provide a final report, including at least one publication in a peer reviewed scientific journal of a high standard, in the following year. The grant should be mentioned in reports and publications under the name “IRCP – CRIOBE”.

To apply for the 2018 IRCP-CRIOBE grant, applicants must submit:

  • a CV (2 pages max),
  • a research project (5 pages max including references),
  • an abstract of research project (200-250 words)
  • a financial appendix (including estimated expenses – 1 page max).

Please send all application materials in one document pdf to: david.lecchini@ephe.sorbonne.fr

All applications must be received before March 31, 2018.

Grant recipients will be announced April 30, 2018.

Université d’été CORAL REEFS PSL à Moorea : des bourses de voyage!

Grâce à un financement de PSL (Paris Sciences et Lettres), une formation-université d’été est organisée à Moorea (Polynésie française) sur les récifs coralliens. Cette formation aura lieu du 27 Aout au 06 Septembre 2018 au  CRIOBE. Elle abordera les thèmes suivants :
1/ Biology, Ecology & Conservation of Fish, Coral, Algae and Turtles;
2/ Hydrology, Chemistry and Chemical Ecology in Coral Reefs;
3/ Coral Reef Biodiversity Facing Global Changes;
4/ The futures of Coral Reefs and Human Interactions.

L’inscription à la formation est gratuite et des bourses de voyage et de logement seront accordées aux étudiants en Master, en thèse et aux post-doctorants.

Pour candidater à cette formation sur les récifs coralliens ou avoir plus de détails sur le contenu des cours/TP/TD, contactez le Professeur David Lecchini (david.lecchini@ephe.sorbonne.fr) avant le 15 mai 2018.

Affiche

 Plaquette descriptive

 

Les récifs coralliens face aux défis des changements de la planète

Conférence de Serge Planes, directeur de recherche CNRS et directeur de l’IRCP, donnée dans le cadre du cycle de conférences du cent cinquantenaire de l’EPHE, organisé sous le haut patronage du ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation et en partenariat avec l’Institut d’études avancées de Paris.

« La survie des récifs coralliens est menacée par la fréquence, l’intensité et la diversité des modifications environnementales du XXIe siècle »

Date : Jeudi 18 janvier 2018 de 18h à 19h.
Lieu : Institut d’études avancées (IEA) – Hôtel de Lauzun – 17 quai d’Anjou, 75004 Paris.

Inscription obligatoire

Plus d’informations sur le site de l’EPHE.

IYOR 2018

La troisième année internationale des récifs coralliens

Lors de la 31e Assemblée Générale (Novembre 2016 Paris, France), l’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (ICRI) a déclaré 2018 comme la troisième année internationale des récifs coralliens et encourage à:

  • Renforcer la sensibilisation à l’échelle mondiale sur la valeur de, et les menaces pour les récifs coralliens, et des écosystèmes associés;
  • Promouvoir les partenariats entre les gouvernements, le secteur privé, du monde universitaire et de la société civile sur la gestion des récifs coralliens;
  • Identifier et mettre en œuvre des stratégies de gestion efficaces pour la conservation, l’augmentation de la résilience et l’utilisation durable de ces écosystèmes et la promotion des meilleures pratiques; et
  • Partager l’information sur les meilleures pratiques en matière de gestion des récifs coralliens durable.

ICRI encourage ses membres à soutenir et à participer à la planification IYOR 2018, et de faciliter le développement des activités de IYOR au niveau national. Pour plus d’ informations, contacter le secrétariat de l’ ICRI.

Extrait du site internet de IYOR2018

Post-doc position at the CRIOBE available

POSITION AVAILABLE
Postdoctoral Research Fellowship
Metabarcoding, Trophic ecology

Duration: 24 Months
The post-doctoral Position will be based at the CRIOBE in the core laboratory on the University of Perpignan Campus (France). Some field trips are planned in French Polynesia. The post-doc will work mainly with Valeriano Parravicini (EPHE-CRIOBE), Serge Planes (CNRS-CRIOBE).

KEY REQUIREMENTS & QUALIFICATIONS
The ideal candidate should demonstrate a background in the employment of metabarcoding from next generation sequencing and experience in the analysis of complex ecological networks. The candidate will be in charge of developing analysis of the trophic niche of reef fish species employing a mixed approach based primarily on DNA metabarcoding of gut and intestinal contents, but also on stable isotopes analysis. The overall goal is to reconstruct the trophic interactions among species based on the identification of exact food consumption. Metabarcoding will mix plants (algae) and animals survey to evaluate the complexity of the diets and introduce the level of admixture on the species diets. The successful candidate will work within the frame of two larger and already funded projects in collaboration with several other international leaders in coral reef ecology.

GLOBAL PROJECT CONTEXT AND OBJECTIVES
Trophic interactions among species provide the basis of ecological and evolutionary dynamics as all species have to acquire the resources necessary to survive and reproduce. These constraints tend to organize biodiversity into complex food-webs where species interact directly, via the classic resource-consumer interaction, or indirectly via multiple resource-consumer interactions linked to one another. Therefore, the topology of food-webs determines synergies, competition and antagonism among species, mediates the effects of external disturbances and is a key property of ecosystems. However, the empirical characterization of trophic networks is generally limited to simplified architectures (e.g. bi-trophic predator-prey relationships, plant-pollinator and host-parasite interactions). Detailed information on food-web architecture for coral reefs relies mainly on data from the Caribbean, Cuba and simplified Pacific food-webs. These architectures are based mainly on gut content analysis, literature or expert opinion and their level of detail is limited to broad trophic guilds (e.g. herbivores, detritivores, invertebrate feeders). This raw resolution impairs our ability to understand the complexity of coral reefs and to evaluate the disturbance potential to propagate through the interaction network. The main goal of this project is to combine metabarcoding analysis based on the existing global DNA-barcode library (cf. BIOCODE project) and stable isotopes analysis to assess reef fishes dietary preferences in the Insular Pacific.

HOW TO APPLY
Interested applicants should send a cover letter, a statement of research goals and a CV to valeriano.parravicini@gmail.com. Applicants will receive an e-mail confirming their application has been received.

CLOSING DATE
All applications should be submitted by 30 September 2017. However, until the position is filled, we will continue to accept application materials. The position aims to start early 2018 at the latest.

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