IRCP
Institut des Récifs Coralliens du Pacifique
EPHE

La mangrove de Polynésie française à surveiller

La Fédération des Associations de Protection de l’Environnement (FAPE – Te ora naho) de Polynésie française propose des rendez-vous pour mieux connaître la biodiversité du littoral. Au programme, interventions de spécialistes en matière de botanique et de cartographie par télédétection, présentation du projet mené par la FAPE et bilan de la mission.

RDV Jeudi 25 avril dans l’amphithéâtre du CRIOBE à Moorea.

Au programme

  • 17h : Ouverture de la conférence par Winiki SAGE-Président FAPE
  • 17h10 : Présentation du Réseau National d’Observation des Mangroves par Anne Caillaud – UICN
  • 17h30 : Les zones humides littorales, mangroves et submangroves dans les îles de la Société par Jean-Yves Meyer – REC
  • 17h50 : L’aménagement du rivage de Moorea de 1977 à aujourd’hui et l’expansion des mangroves par Rakamaly Madi Moussa-CRIOBE-EPHE
  • 18h10 : Présentation du projet « Surveillons les mangroves de Polynésie française ensemble ! » par Laëtitia BISARAH- FAPE
  • 18h20 : Télédétection, cartographie des mangroves dans les îles de la Société par Florent Taureau – Université de Nantes
  • 18h40 : Questions & discussions

Alerte Blanchissement corallien!

Un épisode de blanchissement corallien est actuellement observé sur l’île de Moorea, et d’autres îles de la Société (notamment Maupiti). Le corail blanchit lorsqu’il est stressé par les fortes températures associées à de fortes intensités lumineuses. La Polynésie française et notamment les îles de la Société sont sujettes depuis plusieurs semaines à des températures anormalement plus chaudes que les normales de saison. Le corail ne peut supporter ces fortes températures pendant une longue période et au bout d’un certain temps, il expulse les algues qui vivent dans ses tissus et qui lui apportent 95% de son énergie. Il devient affamé sans apport de nourriture. Un corail blanchit n’est pas mort, il est en état de stress, il a de la « fièvre ». Néanmoins, sa survie va dépendre des prochaines semaines : soit la température reste encore anormalement élevée et il pourrait mourir, soit elle redevient normale et là le corail pourrait récupérer sa couleur et ses zooxanthelles.

Acropora blanchi ©Berthe

Un suivi du blanchissement corallien va être coordonnée sur l’île de Moorea par le Dr Laetitia Hédouin et les scientifiques du CRIOBE-IRCP. Mais pour comprendre la réponse des récifs coralliens de l’ensemble de la Polynésie française, il nous est indispensable de pouvoir collecter des données sur de grandes échelles spatiales.

Aujourd’hui, les chercheurs du CRIOBE-IRCP font appel à la population. Nous avons besoin d’informations sur tous les événements de blanchissement dans d’autres îles de la Polynésie française. Devenez des chercheurs citoyens et participer au programme de sciences participatives Un Œil Sur Le Corail pour aider les chercheurs à évaluer l’étendue du phénomène, augmenter le volume de données disponibles sur l’état de santé des coraux afin de mieux comprendre leur évolution face aux changements globaux et ainsi pouvoir être force de proposition dans les programmes de gestions des récifs coralliens.

Des observateurs bénévoles nous ont déjà envoyé des photos de coraux blanchis. Que vous soyez plongeurs, pêcheurs, touristes, si vous observez des coraux blanchis, prenez-les en photos et envoyez-nous vos observations à admin@ircp.pf ou Laetitia.hedouin@criobe.pf

Aidez-nous à évaluer l’état de santé des coraux !

Pour en savoir plus sur ce programme, rendez-vous sur la page http://www.ircp.pf/participez/

Nous remercions déjà toutes les personnes qui nous ont envoyé des informations et nous espérons que vous serez nombreux à nous aider.

La newsletter 2019 disponible!

L’IRCP fête ses 10 ans d’actions en faveur des récifs coralliens cette année 2019! Cette newsletter n°6 est l’occasion de revenir sur les actions menées en 2018, année internationale pour les récifs coralliens.

Cliquer pour accéder à la Newsletter IRCP n°6 – Janvier 2019

Expo à la gare maritime!

L’exposition Récifs coralliens, un enjeu pour l’humanité présente 2 années de travail et quelque 400 heures de plongées dans l’Océan Indien, Le Pacifique, en Mer Rouge et aux Caraïbes. Le photojournaliste et plongeur Alexis Rosenfeld et la journaliste Alexie Valois ont rapporté de leurs reportages en immersion ces paysages sous-marins. Ils offrent une vision panoramique sur les récifs aux proportions gigantesques, sur la profusion et la noblesse des espèces marines. Ils interpellent sur les changements qui s’y opèrent, sur la nécessité pour chacun de nous de connaître et de protéger la vie, même invisible, sous la surface des océans.

L’IRPC et le CRIOBE, en partenariat avec le Port Autonome de Papeete à Tahiti présentent un extrait de cette exposition en salle 1 de la gare maritime. Les usagers de la gare peuvent aller admirer 9 images presque grandeur nature, exposées sous forme de triptyques regroupant chacun : une photo de la beauté des récifs coralliens, une photo des dangers qui les menacent et une photo de l’interaction homme-récif

Pour une expérience plus complète de l’exposition, des QR codes ont été ajoutés aux panneaux, afin de proposer plus de contenu sur les actions menées pour la sauvegarde des récifs coralliens.

Université d’été PSL 2019 : quel littoral demain en France face aux changements climatiques ?

Grâce à un financement de l’Université PSL, une « université d’été » est organisée à Moorea (Polynésie française) sur les récifs coralliens. Cette formation aura lieu du 26 août au 04 septembre 2019 au  CRIOBE.

Thématique : Quel littoral demain en France face aux changements climatiques ?
Exemple du littoral de l’île corallienne de Moorea

D’après l’IUCN, plus de 60% de la population mondiale se situe aujourd’hui à moins de 60 km du littoral. Cet espace côtier correspond à un milieu particulier possédant des propriétés physiques et biologiques spécifiques. Naturel ou artificialisé, le littoral est en constante évolution (érosion et sédimentation). De nombreux risques s’y concentrent en fonction des processus terrestres, marins et atmosphériques, avec des enjeux liés aux ressources du sous-sol, aux ressources primaires biologiques, à l’énergie et au transport, au développement de l’urbanisme, à l’aménagement du territoire et au tourisme, à la préservation du patrimoine naturel et culturel. Depuis les années 60, la planification spatiale du littoral français est étroitement liée aux notions d’analyse et de gestion intégrées. Dans ce contexte, notre formation propose d’appréhender les problématiques socio-écologiques du littoral de Moorea. La formation abordera deux grand thèmes : 1/ Etudier l’aménagement du littoral de Moorea depuis les années 1970 ; avec des approches en anthropologie et géographie et 2/ Etudier l’effet de l’aménagement du littoral sur le recrutement larvaire des poissons ; avec des approches en écologie chimique et physiologie.


En complément de cette formation à Moorea, les participants auront accès à la plateforme d’enseignement à distance sur les récifs coralliens MANEA.


L’inscription à la formation est gratuite. Des bourses de voyage et de logement seront accordées aux étudiants en Master, en thèse et aux post-doctorants. Pour candidater à cette formation sur les récifs coralliens ou avoir plus de détails sur le contenu des cours/TP/TD, contactez le Professeur David Lecchini david.lecchini@ephe.psl.eu avant le 21 avril 2019.

Le Fare Natura prend de la hauteur

La construction du Fare Natura, maison de la nature basée à Moorea en Polynésie française, a commencé en 2018 et se poursuivra tout au long de l’année 2019 pour une ouverture prévue en juin 2020.

Après un démarrage des travaux en août 2018 avec le terrassement et le gros-œuvre, le chantier du Fare Natura est passé à la vitesse supérieure avec l’installation de sa toiture. Depuis 2 semaines, la société NSI met en place la structure métallique qui accueillera la toiture en bardeau de bois.

Petit à petit, pièce métallique après pièce métallique, l’équipe assemble ce mécano géant. La silhouette du Fare Natura se dessine enfin, son allure de coque de bateau retournée prend forme et c’est bientôt au tour de l’allure de l’arbre du voyageur d’apparaître !

En 30 secondes et en images, la mise en place de la charpente du Fare Natura – Février 2019

IYOR2018, une année de sensibilisation fructueuse!

Article rédigé par IFRECOR

« L’IYOR 2018 est désormais terminée. En France et dans ses outre-mer, cette année du corail a été féconde. Plus de 50 actions (conférences, sorties, expositions, etc.) en faveur des récifs coralliens, mangroves et herbiers ont permis d’aller à la rencontre d’un public très varié : principalement les milieux scolaires et le grand public, mais aussi les parlementaires, les élus locaux et les socio-professionnels. Cette célébration internationale a également été l’occasion de favoriser les échanges entre les acteurs impliqués dans la conservation des océans (associations, centres de recherche, organismes publics, etc.) pour ainsi rassembler sous le label IYOR 2018 tous les efforts de sensibilisation, donnant de l’amplitude à un message commun : il est urgent d’agir pour conserver les récifs coralliens, mangroves et herbiers. »

L’IRCP continue ses actions de sensibilisation de protection des récifs coralliens. Suivez l’actu sur www.ircp.pf !

Bonne année 2019!

Antipathaire de Tahiti (-45m de profondeur) © G. Siu

Quand un marae des Tuamotu donne son nom à une diatomée 

Article adapté d’une publication dans Phytotaxa (avec l’accord de Dr Paul Hamilton, éditeur associé) : Riaux-Gobin, C., Witkowski, A., Jordan, R.W., Parravicini, V. & Planes, S. 2018. Cocconeis kurakakea, a new diatom species from Nukutavake (Tuamotu Archipelago, South Pacific): description and comparison with C. diruptoides and C. pseudodiruptoides. Phytotaxa


Les diatomées : un des premiers maillons de la chaîne alimentaire !

Cet article relate la découverte d’une nouvelle diatomée, associée aux récifs coralliens de l’Archipel des Tuamotu lors d’une expédition scientifique Tara Pacific. Les diatomées sont des micro-algues marines unicellulaires ayant des pigments bruns. Certaines d’entre-elles sont benthiques (elles ont besoin d’un support pour se développer) et vivent à peu près sur tous les supports possibles : sables coralliens et autres sédiments peu profonds, peau des cétacés, carapace des tortues, macro-algues ou rochers bénéficiant des embruns et des vagues, etc. D’autres micro-algues sont libres dans les masses d’eau et forment le phytoplancton. Comme toutes les algues, les diatomées sont capables de réaliser la photosynthèse, cette transformation de l’énergie lumineuse en matière organique. Ce phénomène fait des diatomées un des premiers maillons de la chaîne alimentaire. Par ailleurs, la photosynthèse due à ces micro-algues (en particulier le phytoplancton qui peuple les océans) produit un quart de l’oxygène de notre planète, d’où leur importance ! Les diatomées sont les seuls organismes unicellulaires à posséder une sorte de coque externe ou « frustule » (nom scientifique de cette structure de silice), formée de deux valves. Le frustule possède des ornementations aux formes et détails pouvant les apparenter à de véritables bijoux, qui sont propres à chaque espèce.

Exemple de diatomées vues au microscope (Microscope électronique à balayage. Photo : C. Riaux-Gobin)

Atoll de Nukutavake, l’atoll aux trois marae

La nouvelle diatomée a été récoltée lors d’une plongée peu profonde sur la pente externe de Nukutavake, petit atoll comblé des Tuamotu (5,2 km de long, 1,3 km de large) à l’est de l’archipel.

Archipel des Tuamotu, position et détail de l’atoll comblé de Nukutavake et du point de prélèvement de la diatomée (NTV A1) sur la pente externe au nord de l’atoll.

Une grande partie de l’île est occupée par une cocoteraie et elle possède plusieurs marae. “Marae” est un terme Maori désignant un espace sacré servant aux activités cultuelles, politiques et sociales dans les cultures polynésiennes pré-colonisation. Le caractère religieux et sacré de ces lieux était très prononcé. Le marae était un lieu où se faisait le lien entre les hommes, les ancêtres et les dieux. Le marae est en général une surface rectangulaire en dalles de corail ou de basalte, bordé de pierres hautes ou de bois. Ces constructions, plus ou moins complexes, comportaient parfois une pierre dressée et des marae secondaires. De tels édifices existaient dans toutes les cultures polynésiennes (Nouvelle Zélande, îles Cook, Polynésie française, Tonga, Samoa et Hawaï).

Le plus important marae de l’atoll de Nukutavake était le marae Kurakakea, situé au centre du village de Tavavanui. Ce marae a été détruit lors du cyclone de 1983. L’archéologue Tamara Maric note en 2010 que “l’atoll de Nukutavake comportait trois marae [Ahutu, Havaiki et Kurakakea], il y avait donc trois chefs”. Elle indique également que Nukutavake était le “rahui” (zone de gestion traditionnelle des ressources permettant le renouvellement des espèces) de l’atoll Vahitahi, plus grand, situé à 57km au nord.

“Tara Pacific 2016-2018” et biodiversité

Goélette scientifique Tara (Photo : F. Latreille)

Construite à l’initiative de Jean-Louis Etienne en 1989, cette goélette a sillonné tous les océans, avec pour but principal la défense de l’environnement. “Tara Pacific (2016-2018)est la quatrième expédition scientifique, dédiée aux récifs coralliens et permettant d’enquêter sur les menaces auxquelles ils doivent faire face (changement climatique et activités humaines).

En 2016 plusieurs atolls des Tuamotu ont été étudiés : Nukutavake, Haraiki, Vairaatea et Vahitahi. Les études ont concerné, entre autres, la diversité spécifique des poissons coralliens, mais également celles des diatomées benthiques présentes dans la zone bathymétrique bénéficiant de l’énergie lumineuse. Aucune étude des diatomées n’avait jusqu’alors été menée sur ces atolls des Tuamotu, alors que Napuka, un atoll du nord de l’archipel, avait fait l’objet d’une mission scientifique en 2012 (Riaux-Gobin et al. 2014, 2015). Les quatre atolls sont peu impactés par les activités humaines (très peu d’habitants, petit aérodrome uniquement à Nukutavake et Vahitahi, coprah comme ressource principale). Les îles du Pacifique sans cocotiers (dont l’implantation peut être fortuite, mais le plus souvent d’origine humaine) sont rares ; cependant, les quatre atolls cités sont des secteurs du Pacifique Sud relativement préservés, permettant d’appréhender la biodiversité côtière actuelle des Tuamotu, sorte de point zéro avant toute évolution des atteintes ou impacts anthropiques ou climatiques.

Cocconeis kurakakea sp. nov.

Des plongées sous-marines effectuées par des chercheurs du CRIOBE sur les pentes externes des atolls Nukutavake, Haraiki, Vairaatea et Vahitahi ont permis la récolte de sédiments coralliens peu profonds et de macro-algues. Grace au microscope électronique à balayage (MEB) de l’Université de Perpignan et au microscope optique, les assemblages présents sur chaque atoll ont pu être étudiés en détail.

Parmi les diatomées observées dans ces prélèvements, certaines sont déjà répertoriées dans des atolls ou îles du Pacifique Sud, alors que d’autres sont retrouvées dans des bassins océaniques éloignés (comme aux Mascareignes ou à Madagascar) avec très peu ou aucune différence morphologique, prouvant qu’elles sont cosmopolites, communes à plusieurs parties du monde.

Une diatomée observée pour la première fois à Nukutavake, épiphyte (vivant sur une macro-algue), a particulièrement retenu l’attention de Catherine Riaux-Gobin, chercheur CNRS au CRIOBE, spécialiste des diatomées : « nous l’avons nommée Cocconeis kurakakea en référence au plus grand marae Kurakakea de Nukutavake. Cette nouvelle espèce appartient au genre Cocconeis (Ehrenberg), genre caractérisé en particulier par le fait que les deux valves de son frustule sont différentes. Ces diatomées vivent très souvent en épiphytes, sur des macro-algues, sans pour autant parasiter la macro-algue. Cocconeis kurakakea est une espèce excessivement petite (en moyenne 15 µm de long pour 5 µm de large) que seule la microscopie électronique à balayage (MEB) permet de caractériser ». (1 micron ou 1 µm = 0,001 millimètre)

Illustrations des deux valves de Cocconeis kurakakea sp. nov. Barre d’échelle 2 µm (MEB, Photo : C. Riaux-Gobin)

Endémisme local

La description de cette nouvelle espèce permet quelques remarques générales sur les assemblages micro-algaux rencontrés dans les Tuamotu. Les diatomées benthiques ne sont pas les micro-végétaux dominants dans les atolls, qui sont des environnements carbonatés. Les dinoflagellés (autres micro-organismes, qui possèdent des flagelles pour se déplacer) y sont plus abondants. Cependant la diversité spécifique des diatomées est élevée aux Tuamotu, comme déjà démontré lors de travaux réalisés ou en cours à Napuka, Takaroa et Takapoto. Les échantillonnages effectués lors de l’expédition “Tara Pacific 2016-2018” confirment cette remarque, avec la description de cette nouvelle espèce, Cocconeis kurakakea. Cette découverte renforce l’idée d’un endémisme local (des espèces inféodées à un secteur bien particulier d’un bassin océanique et qu’on ne retrouve nulle part ailleurs) pour certaines diatomées du Pacifique Sud. Mieux connaître les espèces de diatomées et leur distributions permet de mieux comprendre les impacts que les changements climatiques ont ou vont avoir sur ces organismes essentiels à toute la chaîne alimentaire, nous compris.

Remerciements

Nous remercions chaleureusement l’équipage de “Tara Pacific”, Yonko Gorand pour son aide au microscope électronique (C2M, Université de Perpignan) et Genowefa Daniszewska-Kowalczyk (Palaeoceanology Unit, 70-383 Szczecin, Poland) pour la préparation du matériel. Nous remercions également la NASA-Johnson Space Center, comme source de la carte de Nukutavake, Dr Paul Hamilton (Phytotaxa, éditeur associé) pour l’autorisation à faire paraître cet article de vulgarisation, Air Tahiti Nui et le CNRS-USR 3278Labex CORAIL pour avoir soutenu cette étude.

 

Article rédigé par Catherine Riaux-Gobin avec l’aide de René Galzin

L’île de Moorea perd ses plages

Depuis 1993 ans, les chercheurs du CRIOBE étudient le trait de côte de l’île de Moorea. En 25 ans, l’île a perdu 20% de ses plages de sable.

Deux raisons avancées pour la perte des plages :

  • la construction de remblais et d’épis qui favorisent l’érosion des zones sableuses
  • le piétinement constant sur les plages restantes qui entraîne un affaissement des sols

Etude soutenue par l’EPHE-PSL et l’Agence de l’eau (Rhône Méditerranée Corse)

Article paru dans la dépêche du 19 novembre 2018

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