IRCP
Institut des Récifs Coralliens du Pacifique
EPHE

Biodiversité terrestre et marine des îles Marquises, Polynésie française. Le Livre !

Téléchargeable gratuitement ici (attention fichier volumineux, 166Mo).

L’archipel des Marquises au sein de la Polynésie française, composé d’une douzaine d’îles océaniques, est l’un des plus isolés au monde. Il possède des écosystèmes et une biodiversité terrestre et marine exceptionnels, avec des paysages spectaculaires et de nombreuses espèces végétales et animales endémiques, parfois gravement menacées de disparition. Ces originalités écologiques, associées à une forte authenticité culturelle, soulèvent des enjeux de gestion et de conservation très importants et justifient pleinement l’inscription de cet archipel sur la liste des biens mixtes (naturels et culturels) du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Cet ouvrage, comprenant 22 chapitres écrits par 74 scientifiques et experts locaux, nationaux et internationaux, est la première synthèse générale des connaissances acquises sur les flores et faunes terrestres, marines et d’eau douce des Marquises et sur leurs habitats naturels. Il constitue une référence pour tous les biologistes, naturalistes, gestionnaires des ressources naturelles, visiteurs attachés à cet archipel et avant tout pour les Marquisiens eux-mêmes.

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Galzin R., Duron S.-D. & Meyer J.-Y. (eds), 2016. Biodiversité terrestre et marine des îles Marquises, Polynésie française. Paris: Société française d’Ichtyologie. 526 pages.

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L’acoustique, thérapeute des AMP : Ecouter le récif corallien pour connaître son état de santé.

Les récifs coralliens sont parmi les écosystèmes (marin et terrestre confondus) les plus variés et complexes au monde. Pourtant, ils ne comptent que 2,1% d’espaces préservés par des Aires Marines Protégées (AMP). Face aux changements globaux rapides il est essentiel d’établir des AMP dans les récifs coralliens bénéficiant d’outils de gestion capables de mesurer rapidement et sur une grande échelle spatiale la vitesse de dégradation et/ou la capacité de résilience de l’environnement protégé.

C’est dans ce contexte qu’est née une étude réalisée par des chercheurs du CRIOBE (Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l’Environnement, USR 3278 EPHE-CNRS-UPVD)  et de l’université de Liège sur l’île de Moorea, l’île de Polynésie française la plus étudiée au Monde. Leur questionnement était le suivant : peut-on utiliser l’acoustique sous-marine pour déterminer la biodiversité d’un environnement ?  Dans le milieu terrestre des études ont démontré que les forêts dégradées présentaient un « paysage acoustique » moins varié du fait de communautés animales modifiées. Peut-on appliquer ce concept de « paysage acoustique » au milieu marin ? Et si oui, peut-il nous apporter des renseignements sur la santé des récifs coralliens ?

Frédéric Bertucci, qui a mené cette étude dans le cadre de son post-doctorat au CRIOBE (grâce à un Financement de la Fondation Total) décrypte: « Des études récentes ont permis la description sonore de différents environnements marins à travers le monde. A Moorea, nous avons par exemple fourni les signatures acoustiques de différents types d’habitats du lagon depuis la crête récifale jusqu’à la côte. Le problème restait d’appliquer ce concept à un même type d’habitat, mais pouvant avoir des états différents, plus ou moins dégradés. Les différences devraient être plus subtiles mais si elles existent, et qu’elles sont liées à l’état de santé du milieu, alors l’acoustique pourrait être utilisée sur le long terme dans un effort de suivi et de conservation ». Pour écouter le récif corallien de Moorea, les chercheurs ont placé des hydrophones à différents endroits sur la pente externe de l’île, la moitié des instruments dans des AMP, l’autre moitié dans des zones non protégées. Le suivi qui a duré 4 mois, a démontré qu’un récif avec un fort recouvrement corallien possède une activité sonore plus grande qu’un récif dégradé. De même, les sites ayant une plus grande biodiversité produisent un paysage acoustique plus varié.

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Mise en place d’un micro par un apnéiste, sur la côté est de Moorea

Cette recherche ouvre une nouvelle voie d’observation du milieu sous-marin, combinant deux éléments clés (niveau et complexité acoustique) et démontre deux choses : oui, l’acoustique sous-marine permet de déterminer l’état d’un environnement. Et oui, les Aires Marines Protégées de Moorea sont efficaces ! En effet, le suivi, effectué dans quatre AMP de l’île et quatre zones non protégées, a clairement permis de différencier les deux. Les AMP de Moorea présentant une plus haute biodiversité grâce à leur paysage corallien en bonne santé étaient les zones les plus bruyantes. L’avenir du suivi acoustique dans le milieu corallien semble donc prometteur !

L’ensemble de ces recherches a fait l’objet d’une publication scientifique dans la revue Scientific Report : Bertucci, F. et al. Acoustic indices provide information on the status of coral reefs: an example from Moorea Island in the South Pacific. Sci. Rep. 6, 33326; doi: 10.1038/srep33326 (2016).

CONTACTS SCIENTIFIQUES

Frédéric BERTUCCI (Perpignan, France) :
Tel: +33 6 64 35 36 31 | email: fred.bertucci@gmail.com

David LECCHINI (Moorea, Polynésie française) :
Tel: +689 40 56 13 45 | email: lecchini@univ-perp.fr

ENSAD, deuxième année, nouveau logo

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ENSAD, deuxième année, nouveau Logo

ENSAD est une plateforme d’enseignement à distance, consacré à la biodiversité des récifs coralliens, gratuite et accessible à tous. Avec 50 intervenants et plus de 80 cours, ENSAD offre un enseignement de qualité accessible à tous. 2016-2017 sera la deuxième année universitaire, rendu possible grâce au soutien de PSL.

2015-2016 : ENSAD complète son offre d’enseignement

La première année universitaire d’ENSAD a débuté en 2015, avec une cinquantaine de cours au programme. 150 personnes (Master et formation continue confondus) de sept pays différents ont pu bénéficier de cet enseignement.

En parallèle, de nouveaux enseignements ont été filmés en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et à Perpignan.

  • les thématiques essentielles continuent d’être abordées, telles que la biologie, l’écologie, la gestion et la conservation des coraux et des poissons.
  • certains processus fondamentaux sont approfondis, comme le recrutement et la dispersion larvaire face aux changements climatiques.
  • d’autres organismes clés des récifs coralliens, tels que les algues, les mollusques, les tortues ou les crustacés sont maintenant au programme, grâce à des cours mais également des travaux dirigés (TD) supplémentaires (taxonomie des bivalves ou des tortues).
  • des thématiques d’actualité (changement climatique, services éco-systémiques) se voient renforcées par des cours supplémentaires
  • des thématiques émergentes, comme l’écologie fonctionnelle, font leur entrée.

 

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A l’occasion de la rentrée universitaire 2016-2017, la plateforme se dote d’un logo. Notre logo est composé de cinq éléments : quatre ronds représentant la richesse thématique et fonctionnelle de la plateforme, soulignés par son nom. Ainsi l’apprenant a pris place devant son outil informatique connecté (que cela soit un ordinateur, une tablette numérique ou un smartphone), le planisphère supporte l’idée majeure d’ENSAD d’ouvrir la connaissance des récifs coralliens au plus grand nombre. Les deux derniers ronds illustrent les récifs coralliens, thématique principale d’ENSAD, au travers de deux acteurs majeurs : le poisson et le corail.

2016-2017 : deuxième année d’ENSAD

Avec le soutien de PSL et grâce à la collaboration de 48 chercheurs et enseignement-chercheurs, Post-doctorants et Doctorants, ingénieurs d’études et techniciens de laboratoire travaillant en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie, à Perpignan, aux Etats-Unis et en Australie, ENSAD est prêt pour sa deuxième rentrée universitaire. Nous espérons doubler le nombre de participants visionnant les 85 cours au programme cette année.

Partenaires

Les différents organismes partenaires

L’équipe ENSAD est fière de lancer cette deuxième année offrant un enseignement de qualité sur la biodiversité des récifs coralliens à tous ceux qui le souhaitent !

http://ensad.criobe.pf/

Contact : Prof. David Lecchini – Email : david.lecchini@ephe.sorbonne.fr

Processus de latéralisation chez les poissons coralliens – Bourse IRCP

Ancienne boursière IRCP (2011), Rynae G. Lanyon, de l’Université du Pacifique Sud (USP) à Fidji, publie son troisième article sur le cerveau des poissons dans Animal Behavior, en collaboration avec sept autres scientifiques. Après un travail sur les capacités visuelles des larves de poissons, c’est le processus de latéralisation cérébrale impliqué dans la reconnaissance visuelle qui est ici exploré :

Les asymétries cérébrales sont très répandues chez les vertébrés et sont reconnues pour augmenter les performances du cerveau. Pour de nombreuses espèces, les côtés droit et gauche du cerveau ont des rôles différents, ce qui a un impact sur la perception de l’information et l’émission de réponses cognitives. Certaines espèces de poissons, comme les cichlidés ou le poisson zèbre sont notamment connues pour présenter de telles asymétries au niveau du cerveau. Toutefois, peu d’informations sont disponibles quant à la latéralisation du cerveau des poissons coralliens et l’impact que cela peut avoir sur le processus du recrutement larvaire.

Dans cette publication nous proposons d’étudier le processus de latéralisation cérébrale dans la reconnaissance visuelle des conspécifiques par des larves et des juvéniles de poisson soldat (Myripristis pralinia). Les expériences menées par l’équipe du professeur David Lecchini ont eu pour but de déterminer s’il existait une différence de perception visuelle entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche au cours du développement larvaire. Une partie du cerveau, le télencéphale droit ou gauche, a été retirée chez plusieurs larves et juvéniles de poisson soldats. Les individus ont ensuite été placés dans un aquarium à 3 compartiments (séparés par des parois en verre) afin de tester leur capacité à reconnaître visuellement des conspécifiques (individus de la même espèce). Pour les larves la perte du télencéphale droit ou du télencéphale gauche a conduit au même résultat : dans les deux cas les larves ne sont plus capables de reconnaître visuellement les conspécifiques. En revanche, pour les juvéniles, seule l’ablation du télencéphale gauche a conduit à une perte de la reconnaissance visuelle. Il en a donc été déduit que le télencéphale gauche assure le processus de latéralisation impliqué dans la reconnaissance visuelle chez les juvéniles de poissons coralliens.

L’aquarium à trois compartiments (60 12 cm et 10 cm de haut) utilisé pour évaluer la reconnaissance visuelle chez les larges et les jeunes M. Pralinia. Le poisson testé (après ablation) est placé dans le compartiment central et son comportement est observé pendant 1 minute. Fait-il la différence entre les poissons de son espèce (conspecific adults) et d’autres poissons (heterospecific adults) ?

L’aquarium à trois compartiments (60×12 cm et 10 cm de haut) utilisé pour évaluer la reconnaissance visuelle chez les larges et les jeunes M. Pralinia. Le poisson testé (après ablation) est placé dans le compartiment central et son comportement est observé pendant 1 minute. Fait-il la différence entre les poissons de son espèce (conspecific adults) et d’autres poissons (heterospecific adults) ?

Les différentes parties d'un cerveau de poisson

Les différentes parties d’un cerveau de poisson

La mise en place d’un mécanisme de perception visuelle latéralisée au cours du développement ontogénétique des poissons est sans doute du à des facteurs génétiques en lien avec le processus de métamorphose et/ou certains facteurs environnementaux comme la prédation lors du recrutement larvaire.

Référence bibliographique

Roux N., Duran E., Lanyon R.G., Frédérich B., Berthe C., Besson M., Dixson D.L., Lecchini D., 2016. Brain lateralization involved in visual recognition of conspecifics in coral reef fish at recruitment. Animal Behaviour, vol. 117: 3-8. IF: 3.4

Service d’Observation CORAIL : le nouveau site internet en ligne!

En mai, le nouveau site internet Homedu Service d’Observation CORAIL a été mis en ligne. Le SO CORAIL regroupe l’ensemble des programmes de suivis scientifiques mis en place par le Centre de Recherches Insulaire et OBservatoire de l’Environnement (CRIOBE) depuis plus de 40 ans, afin de suivre l’évolution des récifs coralliens du Pacifique sud en liaison avec les changements environnementaux induits par les activités humaine et les changements climatiques. Aujourd’hui, le SO CORAIL est une ressource incroyable pour les chercheurs du CRIOBE mais également pour l’ensemble de la communauté scientifique à travers le monde.

 

Interface plus conviviale

Le nouveau site à l’interface plus conviviale, créé par des techniciens du CRIOBE, présente une meilleure capacité de recherche assurant un accès facile aux différents jeux de données. Il offre également la possibilité de faire une recherche géographique avec des cartes interactives qui permettent un accès différent aux données.

geographyAinsi l’accès à la donnée se fait désormais de 3 façons différentes :

1/ par site étudié : plus de 10 îles suivies en Polynésie française et 5 dans les états insulaires voisins du Pacifique sud.

2/ par les programmes de suivi : 6 programmes actuellement en cours dans la région du Pacifique sud.

3/ par les différents paramètres suivis : 5 paramètres biologiques et 9 paramètres physico-chimiques.

 

Nombreux partenaires

Le Service d’Observation CORAIL repose sur de nombreux partenariats à travers le pacifique sud, avec par exemple des services gouvernementaux, des associations, des universités ou des instituts et il fait partie des réseaux internationaux Long Term Ecological Research Network(NSF) et  Global Coral Reef Monitoring Network (Réseau Polynesia Mana). Nous espérons que, dans le cadre de ces partenariats actuels et de partenariats futurs, le Service d’Observation CORAIL et les outils associés à ce service aideront dans le domaine de l’écologie récifale et particulièrement pour une meilleure compréhension de son évolution à travers le temps.

Le Service d’Observation CORAIL  fait partie des services d’observation nationaux labellisés de l’Institut National des Sciences de l’Univers (INSU) du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). A ce titre, toutes les données collectées sont à disposition de l’ensemble de la communauté scientifiques et de la société civile.

Pour accéder aux données brutes contactez Joachim Claudet (joachim.claudet@gmail.com)
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Le phénomène de calcification à l’étude – bourse IRCP

Après Andra Whiteside et Rohan Brooker, c’est au tour d’Aurélie Moya de venir séjourner plusieurs jours au CRIOBE à Moorea, afin d’étudier nos récifs coralliens, grâce à une Bourse IRCP – SNH – SPDD.

Corporate portraits of staff at the ARC Coral Reef Studies

Aurélie Moya, Post-doctorante à l’ARC Coral Reef – Australie

Aurélie s’intéresse plus particulièrement au phénomène de calcification : « Je propose d’appliquer une approche transcriptomique parallèle basée sur des caractéristiques de la calcification, spécifiques aux tissus et liées au développement, afin d’identifier les gènes impliqués dans la calcification corallienne et de décrire leur modèle d’expression durant le développement.

Je vais travailler sur le corail Pocillopora damicornis, qui a récemment rejoint la poignée de coraux dont une grande quantité de données séquencielles est maintenant publiquement disponible (Traylor-Knowles et al.
2011). Cette espèce est un candidat idéal pour l’étude que je propose parce que c’est une espèce pionnière dans la colonisation des récifs de l’Indo-Pacific. Elle est très abondante en Polynésie française et elle pond à chaque cycle lunaire durant toute l’année (NDLR : certaines espèces ne pondent qu’une fois par an). Une colonie adulte peut fournir jusqu’à 500 larves par mois.

Cette étude, que je propose durant mon séjour à Moorea, fournira des bases essentielles ainsi que de nouvelles perspectives concernant l’impact des changements  de conditions environnementales sur les récifs coralliens. »

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Article de la dépêche – Mai 2016

Comprendre le blanchissement corallien avec le Directeur de l’IRCP

La Grande barrière de corail, en Australie, est plus menacée que jamais par une eau de moins bonne qualité et de plus en plus chaude… Elle est actuellement touchée à 93% par le blanchissement des coraux. Serge Planes, directeur de recherche CNRS, décrypte ce phénomène.

Dans 5 ans, il ne sera peut-être plus possible de sauver la Grande barrière de corail, actuellement touchée à 93% par une vague de blanchissement sans précédent. Pour éviter cette issue fatale, le gouvernement australien doit consacrer 6,5 milliards d’euros à l’amélioration de la qualité de l’eau de ce joyau patrimonial, ont prévenu des chercheurs à l’université James Cook, dans une étude publiée par le Estuarine, Coastal and Shelf Science journal, ce jeudi. Mais le réchauffement climatique et le phénomène El Niño, eux aussi, contribuent grandement à déséquilibrer les récifs coralliens, dans cette zone comme ailleurs sur la planète, décrypte Serge Planes, spécialiste de la question et directeur de recherche CNRS.

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détail d’un corail Acropora blanchi, sur la côte nord de Moorea – Polynésie française

Pourquoi le corail blanchit-il?

Serge Planes: Le corail blanchit à cause de l’augmentation de la température de l’eau. A partir de 31°C et au-delà, en général, cela crée un stress. Si ce stress se poursuit 2-3 semaines, alors le corail expulse les micro-algues avec lesquels il vit en symbiose. Or ce sont ces micro-algues, des zooxanthelles, qui lui donnent sa couleur. Le corail perd donc sa coloration et devient transparent. On ne voit plus que son squelette calcaire.

Le blanchissement signifie-t-il que ce corail est condamné à mourir?

[…]

Lire la suite de l’article de Marie Simon / l’EXPRESS

Une association de la presqu’île de Tahiti suit une formation bouturage de coraux au CRIOBE

L’association Vairao Surf Club, qui organise une compétition internationale de bodyboard à Teahupoo du 18 avril au 2 mai 2016, souhaite profiter de l’occasion pour sensibiliser les participants et le public à l’environnement en général et à la restauration des récifs coralliens en particulier.

C’est dans ce but que Bernadette Taputu, secrétaire de l’association, avec un des membres, accompagnés par deux agents de la DIREN, Faimano Boulet et Ninirei Monnot, ont participé à une formation de bouturage de coraux organisé par l’IRCP au CRIOBE, à Moorea ce mardi 12 avril 2016.

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de g.àd : Antoine, Laetitia, Johannes, Bernadette, faimano et Ninirei

Les quatre participants ont d’abord pu assister à une présentation sur les coraux et la restauration récifale par Laetitia Hédouin, chercheuse spécialisée dans les jeunes stages de vie du corail. Puis ils ont continué leur formation avec Antoine Puisay, étudiant en thèse (bourse CIFRE – en partenariat avec l’hôtel Intercontinental de Tahiti) , qui leur a montré concrètement comment réaliser les boutures de coraux.

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Les membres de l’association Vairao Surf Club sont ensuite partis sur le terrain en compagnie d’Antoine, pour voir la pépinière de coraux in situ, où ils ont pu apprécier l’intérêt de l’action : Antoine a des boutures âgées de deux ans assez grandes pour bientôt être replacées dans le milieu naturel.

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Boutures de Porites rus, de Pocillopora damicornis et d’Acropora hyacinthus âgées de deux ans

 

lire l’article de la dépêche et la vidéo de l’action réalisée le 26 avril à Teahupoo

Une boursière IRCP travaille sur le blanchissement

Andra Whiteside (étudiante fidjienne en thèse) a obtenu une des quatre bourses IRCP 2015 et est venue au CRIOBE deux semaines en février.

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« […] Je suis ici pour étudier la réponse des coraux face au changement climatique en travaillant en particulier sur le blanchissement, explique la scientifique. Un phénomène bien connu en Polynésie française qui se traduit par la perte des couleurs des coraux, du fait de l’expulsion des zooxanthelles (algues uni-cellulaire qui donnent la couleur) provoquée par une température de la mer en hausse et qui généralement dépasse les 30°C. L’objectif pour Andra est de recueillir les données polynésiennes et d’établir un comparatif avec ce qui se passe aux Fidji.[…] »

Lire l’article 

Auteur : Jeannot Rey, La dépêche Tahiti. 03 mars 2016

Nouveau partenariat avec AIR TAHITI NUI

Le directeur de l’Institut des Récifs Coralliens du Pacifique, Serge Planes et le directeur Communication et Marketing de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, Torea Colas ont signé une convention d’appui à la Recherche Scientifique.

Serge Planes et Torea Colas lors de la signature de la convention

Serge Planes et Torea Colas lors de la signature de la convention

Dans le cadre de ses ateliers-formations organisés chaque année en Polynésie (Fidji, Samoa, Salomon, Polynésie française) qui attirent des participants venant de tout le Pacifique, des Etats Unis et d’Europe, l’IRCP a sollicité un soutien auprès de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui pour les déplacements des scientifiques (étudiants ou chercheurs).